La France a perdu 1,1 million de vaches en 10 ans.
On parle de désindustrialisation, mais la France subit également une décapitalisation de son cheptel.
Le nombre de vaches laitières et allaitantes a reculé de 14,7 % en France entre 2015 et 2025, pour atteindre 6,4 millions de têtes (7,5 millions de têtes en 2015).
« Cette décapitalisation résulte de la forte baisse du nombre d’élevages bovins », décrit Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans un document diffusé le 10 septembre.
Parallèlement, la taille moyenne des troupeaux a nettement augmenté. Le nombre moyen de vaches par exploitation progresse de 29,0 % chez les laitiers, passant de 62,5 à 80,7 têtes.
La baisse du cheptel bovin français « s’explique d’abord par la diminution du nombre d’élevages, qui recule de 28,0 % », souligne Agreste. En 2015, l’Hexagone comptait 136 500 élevages, et plus que 100 500 en 2025. « Ce recul est en partie compensé par l’agrandissement des exploitations », complète Agreste.
Dans le bassin charolais, le nombre d’élevages a chuté de 20,4 %.
Que faire ?
Avec l’UDR et le Rassemblement national (RN) nous défendons une politique de relance de l’élevage afin de produire davantage en France 🇫🇷 :
- mieux rémunérer les éleveurs
- mieux protéger le marché intérieur
- alléger les contraintes réglementaires
- favoriser la transmission
Objectif : Reconstituer le cheptel français
La « décapitalisation » de l’élevage est un problème de souveraineté alimentaire.
L’objectif politique est donc de produire davantage de viande et de lait en France, plutôt que de compenser la diminution de la production nationale par les importations.
1. Garantir des prix rémunérateurs
- des prix agricoles couvrant les coûts de production ;
- le renforcement des mécanismes de type Egalim ;
- l’utilisation d’indicateurs de coûts de production comme référence dans les négociations ;
- l’expérimentation de « tunnels de prix » afin d’éviter que les prix ne s’effondrent sous certains niveaux.
Si l’éleveur ne gagne pas correctement sa vie, aucune politique de renouvellement des générations ne pourra durablement fonctionner.
2. Protéger l’élevage contre les importations
Les produits importés devraient respecter des normes comparables à celles imposées aux producteurs français.
Il ne faut pas permettre l’importation de denrées produites avec des substances ou pratiques interdites aux agriculteurs européens.
3. Faire reculer les normes et les surtranspositions
Il faut réduire le coût réglementaire de l’élevage.
Cela passe notamment par :
- la suppression des surtranspositions françaises des normes européennes ;
- le principe « pas d’interdiction sans solution » ;
- des procédures plus simples pour construire ou agrandir les bâtiments d’élevage ;
- des seuils administratifs relevés.
Le projet de loi agricole de 2026 prévoit notamment de simplifier les procédures applicables aux bâtiments d’élevage et de relever certains seuils d’autorisation.
4. Soutenir l’installation et la transmission
L’idée est de rendre l’élevage suffisamment rentable pour que des jeunes puissent reprendre les exploitations, avec notamment une fiscalité plus favorable à la transmission et à l’installation.
5. Protéger les troupeaux contre le loup
Faciliter les tirs et les interventions contre les loups lorsque ceux-ci menacent les troupeaux.
6. Renforcer la protection sanitaire
- le maintien des moyens de surveillance de la FCO ;
- un soutien financier aux éleveurs touchés ;
- une meilleure disponibilité des vaccins ;
- une politique française plus offensive au niveau européen.
7. Eau
Développement du stockage
Conclusion
L’élevage n’est pas un secteur à subventionner davantage mais un secteur à rendre de nouveau économiquement viable par le triptyque prix rémunérateurs + protection du marché français + baisse des contraintes.
Je serai au Salon de l’élevage à Cournon en octobre pour défendre l’élevage français et bourbonnais.